Depuis quand mettons-nous des sous-vêtements à nos enfants ?

Un peu de culture : À mettre en parallèle avec la place et le statut de l’enfant dans la société, l’histoire du vêtement de bébé a évolué au cours des siècles. Emmaillotés, sanglés dans leur berceau, les bébés ont longtemps été immobilisés. Ils n’étaient libres de leurs mouvements que pendant le change. Mais celui-ci se déroulait rapidement, pour éviter que le petit ne prenne froid. L’enfant était emballé dans un grand rectangle de tissu, maintenu par des bandes de lin ou de coton enroulées autour de lui. Ceci se faisait tout simplement par souci de protection.

Qu’appelle-t-on par sous vêtement ?

Au Moyen Age, le bébé quitte l’emmaillotement progressivement. On lui libère un bras, puis l’autre. Les jambes sont lâchées en dernier. Dès l’acquisition de la marche, vers 1 an jusqu’à 7 ans, l’enfant, qu’il soit une fille ou un garçon, porte une longue robe, sans sous-vêtements.

La layette est une petite révolution pour bébé, qui apparaît à partir du XIXème siècle. La layette sert, avant tout, à tenir chaud et n’a pas de vocation esthétique : elle fait partie des sous-vêtements. Sans artifice et sans couleur, la layette se réduit à une combinaison, une culotte, des chaussettes et un tricot de peau.

Au XIXe siècle, la couche moderne est conçue et les en Europe et en Amérique du Nord deviennent quotidiennement changés avec du matériel en coton attaché par une épingle de sûreté. En 1940, le body apparaît mais il faudra attendre 1970 pour que l’on pense à y ajouter des pressions dans l’entrejambe ou une fermeture éclair dans le dos. Rose pour les filles, bleu pour les garçons, blanc pour la pureté et l’hygiène, il faut attendre les années 1960 pour voir d’autres couleurs apparaître.

Au XXe siècle, la disposition de la couche a graduellement évolué à travers les idées et les inventions des différents peuples. En 1942, une société suédoise connue sous le nom de Pauliström crée la première couche à base de tissus. La couche-culotte jetable est inventée dans les années 1950 par Victor Mills, un employé de Procter & Gamble, ce qui donnera la gamme Pampers. Les bandes adhésives ont remplacé les épingles de sûreté dans les années 1970. Dans les années 1990, conscient du coût, du gaspillage de ressources et du volume de déchet généré par les couches-culottes jetables, des entreprises ont commencé à proposer des couches lavables.

Un peu de fun : Depuis quelques temps, les marques et les médias s’évertuent à faire passer les jeunes filles pour des femmes, et ça dérange un peu forcément. Certains vont même chercher leurs idées très loin pour hypersexualiser les fillettes sans véritable scrupule.

  • Le bikini push-up : la marque Abercrombie Kids, a eu la merveilleuse idée de proposer aux filles de 8 à 14 ans des maillots de bains rembourrés au niveau de la poitrine. Les garçons auront-ils bientôt le droit à un slip de bain rembourré ? Affaire à suivre…
  • Les strings : même la France s’y met…La Redoute propose des strings pour les fillettes de 10 ans. Et puis, on lui achètera une mini jupe, comme ça elle pourra le faire dépasser allègrement.
  • Le body Nabilla style : « Non mais Areuh quoi » !!!!

Body Nabilla Style

Moralité : c’est avant tout aux parents de placer les limites à ne pas dépasser en terme de coquetterie enfantine !

Questions :

  1. « A quel âge ôter le body ? » demande Lauréa du blog lesidéesdeLauréa. Jusqu’à l’apprentissage de la propreté. Quand les enfants commencent à aller sur le pot, le body n’est plus très pratique. L’enfant ne sait pas enlever le body tout seul alors qu’un slip se retire facilement. Tout est question de températures également, car le body permet de ne pas avoir le ventre à l’air !
  2. « Est-ce qu’on peut parler de mode pour les sous vêtements pour bébés ? » voudrait savoir Charles de Voilàpapa. On est bien loin des loin des habits de l’époque, à présent bébé bénéficie d’un large choix de produits de qualités. Il y en a pour tous les goûts ! Choisir un body avec attention, c’est un peu donner à l’enfant le cap à suivre, un certain humour, une dégaine en tout cas, qui lui collera à la peau au sens propre comme au figuré pour le reste de sa vie (au moins). Vous allez faire des jaloux : le body R2D2, le body smocking (hyper classe), la paire de bodys « copier-coller » pour jumeaux, le body pour anciens tolards, le body peace and love, le body ou culotte Rock nroll (tête de mort), le body tatoué, le body Griffondor (Harry Potter)… Vive les bébés fashion !
  • Body Griffondor – Harry Potter
  • Body taulard
  • Paire de body copié-collé pour jumeaux
  • Body tattoo

« Que mets-tu à tes enfants et qui choisit lors de l’achat ? » Pour l’instant avec mes deux garçons, c’est maman qui choisi. Pour le plus petit (23 mois), encore des bodys que je shoppe chez Cyrillus ou Petit bateau. Le plus grand (bientôt 7 ans) est plutôt maigrichon et après plusieurs hésitation entre slips, caleçons ou boxers, il s’avère que ce sont les boxers qui lui tiennent le mieux et s’adaptent à sa morphologie. Marques : Petit bateau, Dim (car il veux les mêmes que papa) Pour BB 3, j’ai déjà eu quelques cadeaux Cyrillus, Petit Bateau, dont de la très belle layette de chez baby Dior !

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