La maladie d’Alzheimer est la démence la plus courante et la principale cause d’invalidité chez les personnes âgées. Selon les dernières données de la Société espagnole de neurologie (SEN), 800 000 Espagnols souffrent de la maladie et, malgré les consultations des patients, 80 % des cas légers ne sont pas diagnostiqués.

Quels sont les premiers symptômes à reconnaître la maladie ? Sagrario Manzano, coordinateur du SEN’s Behavior and Dementia Group, explique que pour identifier la maladie d’Alzheimer dans les premiers stades cliniques, l’âge du patient doit être pris en compte. “Lorsque les altérations de la mémoire se prolongent dans le temps et évoluent progressivement sur trois ou six mois, il est nécessaire de consulter un médecin “, prévient ce spécialiste. De plus, Manzano met en garde contre d’autres manifestations telles qu’un changement d’orientation, des compétences linguistiques, un manque de concentration, des changements de personnalité ou une perte d’intérêt.

Pour Enrique Arriola, coordinateur du groupe de démence de la Société Espagnole de Gériatrie et Gérontologie (SEGG), il existe dix signes avant-coureurs qui aident à la détection précoce de cette pathologie :

  • Perte de mémoire au travail : rendez-vous, noms ou numéros de téléphone.
  • Difficultés dans l’exécution des tâches ménagères telles que la préparation des aliments.
  • Problèmes de langue : oublier et remplacer les mots. À ce stade, Manzano fait remarquer que, s’il s’agit d’une situation occasionnelle due à une situation de stress ou d’anxiété, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. “Si cela se produit régulièrement, c’est le moment de consulter le médecin “, ajoute-t-il.
  • Désorientation par rapport au temps et à l’espace : oublier la date ou se perdre en quittant la maison.
  • Mauvais jugement. “Cela conduit à une tenue vestimentaire inappropriée ou à un comportement anormal “, dit Arriola.
  • Problèmes avec la pensée abstraite : ne pas se souvenir du sens de l’argent, avoir de la difficulté à évaluer les similitudes, ou même oublier des paroles.
  • Perdre des choses ou les mettre aux mauvais endroits. Manzano est d’accord avec Arriola et souligne que ce symptôme est fréquent bien qu’il se qualifie : “Ne pas savoir où sont les clés, par exemple, est normal chez un jeune, mais ce serait inquiétant chez une personne plus âgée qui est très soignée et suit toujours une routine”. De plus, ce neurologue nous rappelle que chaque manifestation doit toujours être mise en contexte.
  • changements d’humeur et de comportement Arriola met l’accent sur les sautes d’humeur fréquentes et inattendues.
  • Par rapport au point précédent, cet expert conseille de prêter attention aux altérations de la personnalité qui rendent la personne plus méfiante ou craintive.
  • Enfin, comme l’a dit Manzano, un autre signe associé à la maladie d’Alzheimer est la perte d’initiative : être plus passif et avoir besoin de stimuli constants.

Malgré ces symptômes, la maladie peut parfois être confondue avec d’autres démences : comment les distinguer ? Arriola explique que le signal le plus significatif est la mémoire épisodique, qui ne s’améliore pas même lorsque des indices sont donnés au patient. “Bien qu’il existe des formes atypiques d’apparition focale comme les troubles du langage ou l’atteinte du cortex visuel, souligne-t-il. Toutefois, ce spécialiste souligne que pour obtenir un diagnostic précis, le patient doit faire l’objet d’une évaluation complète.

Conseils à l’intention des membres de la famille des patients aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer

L’une des questions toujours sur la table quand on parle de cette maladie est l’impact physique et émotionnel que la maladie d’Alzheimer a sur les membres de la famille qui, dans bien des cas, deviendront les soignants du patient. Pour Manzano, les trois piliers de base au début sont :

  1. être patient pour faire face aux changements.
  2. Sachez qu’il y a beaucoup à faire.
  3. Il est utile de s’adresser à des associations familiales pour obtenir des conseils juridiques et psychologiques, du soutien aux aidants naturels et des thérapies cognitives.

“La patience doit être une maxime tout au long du processus car la nouvelle du diagnostic n’est pas une condamnation à mort. Il y a beaucoup à faire, d’un point de vue médical, pharmacologique et non pharmacologique “, dit Manzano. Selon lui, l’autonomie du patient et l’évolution de la maladie dépendront de tout cela.

Un autre point de conflit entre les familles est de savoir s’il faut ou non aviser la personne concernée. A cet égard, Arriola considère que le médecin doit informer le patient du diagnostic dans la mesure où il souhaite le connaître avec un langage adapté à sa capacité de compréhension. Pour Manzano, il est également fondamental que le patient connaisse la situation car, étant une maladie chronique, elle lui donne la possibilité de prendre des décisions pour l’avenir : “Aujourd’hui, il y a ceux qui croient que détecter une pathologie incurable est inutile, mais les études montrent que le diagnostic précoce est plus positif que négatif.

Les médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont-ils utiles ?

Arriola explique que l’acétylcholine agit en augmentant les niveaux d’un neurotransmetteur en inhibant l’enzyme qui le dégrade, c’est-à-dire en ralentissant la détérioration des neurones. D’autre part, il est parfois décidé de retirer les médicaments du patient. Le coordinateur GEMS indique les cas dans lesquels le GEMS devrait être supprimé :

  • – S’il y a une détérioration clinique et/ou fonctionnelle de l’entité suffisante qui, de l’avis du clinicien, ne justifie pas sa continuité.
  • – S’il y a des effets indésirables ou d’autres pathologies qui justifient son retrait.
  • – S’il est nécessaire d’introduire un médicament incompatible avec l’acétylcholine.
  • – Dans les cas de démence avancée.
  • – Par décision éclairée du patient et/ou du soignant.

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