Que contiennent les protections hygiéniques ? Le point sur ces substances parfois dangereuses

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Les protections hygiéniques font partie des produits les plus utilisés par les femmes à travers le monde. En raison de leur fonction et de leur mode d’utilisation, elles se retrouvent en contact direct avec l’organe génital féminin, et ce, sur une période de 4 jours en moyenne par mois. C’est pour cette raison que les révélations au sujet des substances toxiques qui s’y retrouvent sont très alarmantes et méritent qu’on s’y intéresse de plus près.

Les protections hygiéniques : sources de produits toxiques ?

Depuis quelques années, les protections hygiéniques font l’objet de plusieurs études scientifiques, qui visent à déterminer leur composition exacte. Ces études ont démontré qu’il y avait des substances toxiques dans les tampons, dans les serviettes hygiéniques et dans les différentes protections hygiéniques jetables mises sur le marché.

Ces substances seraient en mesure de provoquer sur le long terme, de graves problèmes de santé comme des cancers, des infections, la stérilité, et bien d’autres encore. Malheureusement, malgré les nombreuses plaintes formulées par les organismes et les associations qui luttent pour le bien-être des femmes et des personnes menstruées, les fabricants de protections hygiéniques ne semblent pas vouloir remédier à cette situation.

Le plus grave, c’est qu’il règne désormais un vrai flou au sujet de la composition de ces protections. En effet, les grandes enseignes et marques les plus populaires qui se spécialisent leur fabrication, ne jugent pas utile de mentionner les informations sur la composition de leurs protections hygiéniques. Voilà pourquoi de plus en plus de femmes choisissent aujourd’hui de se tourner vers d’autres alternatives.

Les protections hygiéniques : sources de produits toxiques ?
Source : shutterstock.com

Quels sont les substances les plus controversées ?

Suite aux études réalisées sur la composition des protections hygiéniques pour femmes et personnes menstruées, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), a fait d’intéressantes découvertes.

Il se trouve que ces produits utilisés par des millions de femmes à travers le monde, contiennent des substances nocives pouvant avoir des effets mutagènes, cancérogènes et reprotoxiques. En plus, on y retrouve également des perturbateurs endocriniens, qui représentent tous des dangers pour la santé menstruelle et de la femme. Parmi ces composants, ceux qui sont les plus controversés sont :

  • Les Phtalates : il s’agit d’une substance qui serait susceptible d’affecter la fertilité.
  • L’aluminium : de nombreux scientifiques le suspectent d’être un perturbateur endocrinien.
  • Le glyphosate : ce composé en particulier est au centre des débats au sujet de la composition des protections hygiéniques, surtout depuis qu’il a été reconnu comme l’un des composants du Roundup. Il s’agit d’un désherbant commercialisé aux USA, ayant fait l’objet de nombreuses plaintes. Depuis lors, le glyphosate est considéré comme un cancérigène probable.
  • Les additifs de parfum : ce sont des agents irritants qui peuvent apparaitre en raison des procédés de fabrication ou en fonction des matières premières utilisées. Ils peuvent causer des mycoses ou d’autres infections, comme des cystites.
  • L’Hexachlorobenzène : ce composé pourrait éventuellement être reconnu comme étant un perturbateur endocrinien
  • Le Dioxine et les furanes : on les retrouve sous forme de traces infimes mais ils sont bien présents. Ils se retrouvent dans les agents chlorés utilisés pour rendre les protections hygiéniques plus blanches (processus de blanchiment au chlore).
  • Les alcools : ils provoquent des irritations et un assèchement de la peau.
  • Le Butylphénylméthylpropional : il s’agit d’un parfum de synthèse qui pourrait être considéré comme un perturbateur endocrinien et comme une substance allergène.
  • Les Hydrocarbures aromatiques polycycliques : ce sont des substances potentiellement cancérigènes, qui peuvent également perturber le système immunitaire.
  • Les Cristaux de polyacrylate de sodium : ils se retrouvent dans le noyau absorbant des serviettes hygiéniques et peuvent provoquer des irritations ainsi que des réactions allergiques.
  • Le Lindane et le Quintozène : ce sont tous les deux des pesticides dont l’utilisation est proscrite et même interdite en Europe depuis l’an 2000.

Quels sont les substances les plus controversées ?
Source : shutterstock.com

Une bonne raison pour passer à des protections hygiéniques naturelles

Face au manque d’informations précises par rapport à la composition réelle des protections hygiéniques mises sur le marché, il est fortement recommandé aux femmes d’opter pour les protections naturelles. Vous pourrez avoir plus d’infos ici sur la culotte menstruelle notamment. Le blog « La Pause by Jho »  peut vous aider à choisir facilement la meilleure alternative pour vous.

Si vous n’êtes pas convaincu de l’impact négatif des protections hygiéniques classiques vendus sur le marché, et que vous avez besoin de raisons supplémentaires pour adopter les protections naturelles, voici quelques arguments qui devraient vous convaincre :

  • Les protections naturelles ou lavables sont écologiques pour des règles zéro déchet (dans le cas des cups, des culottes menstruelles ou des serviettes hygiéniques lavables)
  • Les protections naturelles sont pratiques, douces et discrètes
  • Les protections naturelles sont absorbantes et imperméables
  • Les protections naturelles ne provoquent ni allergies, ni irritations, ni problèmes de santé d’aucune sorte (comme des mycoses ou des infections urinaires).

Les protections hygiéniques pour personnes menstruées et femmes mise en vente sur le marché actuellement ne sont plus vraiment fiables, car il existe de nombreux débats au sujet de leur composition. Voilà pourquoi, dans le but de préserver votre santé, l’idéal serait d’opter tout simplement pour les protections bios et naturelles.