L’apprentissage assure un contact direct avec le monde professionnel et une formation où la « pratique » est reconnue aussi bien, voire plus, que la « théorie ». Une voie privilégiée pour décrocher un emploi.

Ce n’est pas un hasard : alors qu’ils n’étaient que 220 000 au début des années 1990, les apprentis sont désormais plus de 400 000 en France.

En période de chômage massif, notamment chez les moins de 25 ans, la formation par alternance et en particulier l’apprentissage sont apparus des modes d’insertion professionnelle privilégiés.

Trop longtemps réservé aux jeunes en situation d’échec scolaire, l’apprentissage permet désormais d’accéder à des diplômes variés (du CAP au titre d’ingénieur). Par ailleurs, les secteurs d’activité ne sont plus les seuls métiers de l’artisanat, du BTP et de l’industrie. On peut à présent préparer un diplôme en étant apprenti dans une entreprise spécialisée dans l’informatique, par exemple.

La philosophie première demeure toutefois : il s’agit d’alterner des cours de connaissance de base (français), des cours théoriques selon la filière avec des périodes en entreprise où l’on apprend son métier au contact d’un salarié ou artisan expérimenté qui transmet son savoir-faire, ses techniques, ses conseils… Le temps n’est plus où l’apprenti était voué à balayer l’atelier !

Embauche plus rapide

Dès lors, quand bien des annonces d’offre d’emploi stipulent qu’ « une première expérience est nécessaire », l’apprenti peut se targuer d’avoir déjà, une fois son diplôme en poche, un vrai « plus » par rapport à d’autres candidats.

Avec des nuances toutefois selon la conjoncture. Cela reste d’autant plus vrai pour les apprentis obtenant un CAP ou un bac pro : ils trouvent en moyenne un CDI en 8 mois contre 13 pour les candidats issus directement du système scolaire en période de reprise. Mais en cas de conjoncture plus délicate, leur emploi est plus vite fragilisé que les apprentis titulaires d’un bac +2, +3 ou +5.

Les statistiques démontrent enfin que l’apprenti qui suit sa formation dans une entreprise ou auprès d’un artisan peut souvent espérer une embauche dans cette même entreprise, au moins en CDD, une fois le diplôme obtenu.

L’apprentissage présente enfin d’autres avantages qui n’ont rien d’anecdotiques : il induit la signature d’un contrat de travail, avec des droits (rémunération, sécurité sociale) et est synonyme de gain en terme d’ancienneté, un autre « plus » par rapport à d’autres jeunes embauchés.

Ce n’est pas un hasard si les pouvoirs publics encouragent l’apprentissage et incitent les professionnels et entreprises à transmettre leur savoir-faire dans une période où malgré le nombre de demandeurs d’emploi, des offres restent non pourvues. Y compris dans des secteurs comme les métiers de bouche et l’industrie.

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