Guatemala, Bélize, Honduras : Découverte du pays Garifuna !

Les eaux turquoises, les récifs coraliens, les plages de sable blanc vous attirent ? Pas mal de choix s’offrent à vous pour votre prochaine destination. Mais vous en voulez plus : pas trop de touristes, un accueil chaleureux des locaux, un bain culturel riche et unique doté d’une histoire exceptionnelle (et si possible tout ça pour pas cher…). Rendez-vous sur la côte caraïbes du Bélize au Honduras, en pays Garifuna.

Découverte du pays Garifuna

Avec un petit mot sur l’histoire de ce peuple autochtone, vous comprendrez vite le caractère exceptionnel de leur culture. Les garifunas sont considérés comme les seuls noirs du continent américain n’ayant jamais connu l’esclavage.

Suite au naufrage de leur navire négrier, ces « nègres marrons » se sont vus persécutés et massacrés pendant des années. Se mélangeant peu à peu à la population indienne Arawak, ils ont adopté une partie de leur langue, de leur culture. Après une guerre de 18 mois perdue contre les Anglais, 2000 garifunas furent déportés sur l’île de Roatan au large du Honduras. L’île devenant vite trop petite, ils immigrèrent sur le continent, fondant notamment la ville de Livingston au Guatemala en 1806.

Aujourd’hui, les garifunas continuent à faire vivre leur culture, leur musique, leur langue (parlée par environ 150 000 personnes).

C’est au Bélize que nous avons fait notre première rencontre avec cette culture, un peu par hasard. Après avoir fait un tour sur l’île de Caye Calker, superbe pour ses fonds marins, nous avions envie d’un endroit plus calme sur la côte, plus en contact avec la population locale. Hopkinsvillage garifuna, nous a semblé l’endroit idéal, conseillé par plusieurs Bélizéens.

Dès notre arrivée, c’est le coup de foudre, nous sommes accueillis à bras ouverts. Sur la plage, un concert de musique de garifuna où tout le village semble s’être réuni. La bière et le rhum coulent à flots, les déhanchés sont des plus explicites… Un peu timides au début, nous sommes invités à nous joindre à la fête pour notre plus grand plaisir. C’est ce que j’appelle un premier contact réussi !
Le reste de notre séjour sera tout aussi passionnant, ponctué de nombreuses rencontres, d’échanges sur nos cultures, nos histoires respectives, tout cela sous les cocotiers…

Mais notre histoire avec les garifunas ne s’arrête pas là, après un peu plus d’un mois passé dans les terres au Guatemala, nous retournons vers la côte Atlantique par le rio Dulce, vers la ville de Livingston, le bastion historique des garifunas. La ville n’est accessible que par bateau, pas de route pour y aller, ce qui l’isole du reste du pays et l’oriente définitivement vers la mer.

Une atmosphère très particulière règne dans cette jolie ville, très différente du reste du Guatemala, avec ses maisons en bois, sa population métissée. De plus, quelques attractions naturelles valent le détour, kayak sur les cours d’eau côtiers sauvages et tranquilles, piscines naturelles et bien sûr plages. Mais pour être honnête, l’accueil n’est pas aussi chaleureux qu’à Hopkins, c’est une grande ville, qui attire d’avantage de touristes. Les amateurs de soirées arrosées au « coco loco » seront probablement ravis, mais il vous faudra faire abstraction des devantures « rasta » draguant le jeune backpacker,  et creuser un peu plus si vous cherchez à comprendre ce qu’est la culture garifuna.Notre troisième et dernière rencontre avec les garifuna fut plus diffuse mais non moins intéressante. Après le Guatemala, nous avons poursuivi notre chemin vers le Honduras, notamment sur la côte où vivent plus de 100000 garifunas aujourd’hui, aux alentours de TrujilloLa CeibaTela. Une bonne raison de rester dans le coin après avoir passé quelques jours sur les îles d’Utila ou de Roatan, connues dans le monde entier pour leurs sites de plongée exceptionnels et surtout très accessibles financièrement.

Vous pourrez notamment y découvrir des aspects de la culture garifuna passionnants, comme leur religion unique, mélange de religion buntu (Afrique de l’est) et arawak (amérindienne).

Au final, notre rencontre avec les Garifuna aura constitué un fil rouge de notre voyage sur la côte caraïbes du Belize au Honduras. Une rencontre trop fugace, qui nous a donné envie d’en voir plus, d’en savoir plus sur ce peuple qui a su résister à l’esclavagisme par les anglais, au colonialisme des français, s’est créé sa propre langue, sa religion, sa danse, sa musique… Une culture passionnante aujourd’hui reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

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