La Gastronomie dans les Pays de la Loire

Sur la côte, coquillages et crustacés sont toujours présents. À l’intérieur, les poissons d’eau douce cuits avec du beurre sont le meilleur choix. Vous ne pourrez pas passer par le Mans sans goûter ses fameuses “rillettes” ou fines crépitements. Ce voyage gastronomique vous emmènera à travers Angers et ses “rillauds” (porc cuit dans sa graisse) et à travers l’âne de veau en angevin. Bonnotte” (pomme de terre) et “mogette” (haricot) sont l’accompagnement idéal de vos plats.
Quant au fromage, ils vous offriront le Curé Nantais et le Crémet.

Le gâteau nantais, les pâtisseries anjou, la tarte aux pommes ou la brioche vendéenne, ainsi que les biscuits, donneront une touche sucrée à ce circuit gastronomique. Pour accompagner ces plats, vous avez le choix entre le muscadet (vin blanc sec), les vins d’Anjou et de Saumur, le pommeau (liqueur) des vins du Maine et de Vendée. Découvrez l’ensembles des produits du terroirs disponibles dans les Pays de la Loire.

Une touche de blanc

Voici l’emblème du département : “Vivant, sec, vigoureux, frais et relaxant, c’est la star des fruits de mer, le compagnon des gens de mer et le plaisir des snacks du dimanche dans les bars parisiens.Après une fermentation lente en barrique, on obtient un vin au bouquet qui présente toutes les caractéristiques de son excellence : jaune pâle, consistant et souple à la fois, sans acidité, léger et fin…. Il est bu jeune, même s’il est parmi les plus anciennes appellations d’origine contrôlée en France, et en a quatre : – Muscadet…. – Muscadet -Sèvre et Maine (il a une grande qualité). Le sol granitique, caillouteux, argilo-siliceux, qui lui donne vie, en fait un vin corsé) Muscadet Loire (les collines caillouteuses sur les rives du fleuve donnent un vin fort et corsé, caractérisé par des arômes de “pierre à fusil”. Il a plus de corps et est plus sec que la Sèvre et le Maine) – Muscadet des côtes de Grand-Lieu (ses riches arômes floraux sont dus à la formation sablonneuse de galets).

Entre viandes et poissons

Le “Rillault” est l’un des plats rustiques les plus connus de l’Anjou. Il est préparé avec des morceaux de porc maigre ou d’épaule coupés en lanières (cuits dans un bouillon d’os de porc). Ce plat doit son nom “rillault” à ces lanières de lard (appelées “rilles” au XVIe siècle)…. Comme beaucoup de plats de la région, la recette est simple et peu coûteuse. Il suffit de laisser les morceaux de porc dans un bouillon pendant plusieurs heures et d’y ajouter (pendant la cuisson) du saindoux ou de la graisse, du sel et des herbes aromatiques…. Ensuite, vous pouvez le goûter chaud, accompagné de pommes de terre cuites dans la graisse d’oie (idéal pour le régime !) ou froid, et il devient la saucisse idéale pour un en-cas…….Une autre spécialité angevine et un autre nom : le cul de veau de style angevino…. C’est un rôti mijoté à feu doux pendant des heures au milieu des carottes et des oignons, avant d’y ajouter de l’eau… Une anecdote, à Angers, la bourgeoisie qui appréciait le plat mais qui avait un problème avec le nom a demandé au boucher une “indécence de veau” ! La région du Maine-y-Loira, riche en plats à base de viande, ne manque pas de ceux liés au poisson d’eau douce : “Avec quatre rivières qui traversent le département, les Angevins ont une imagination débordante tant en termes de techniques de pêche que de préparation du poisson…” En passant par le département, ne manquez pas un des plats qui ont fait la renommée de la cuisine locale, comme le brochet au beurre blanc, le pâté d’anguille, le tenchis aux prunes ou le pâté de lamproie.

Le sel de Guérande, un sel de légende

Depuis l’aube de l’humanité, l’eau et le sel sont les produits les plus utilisés par l’homme. Le sel est l’une des quatre sensations gustatives principales et est, depuis de nombreuses années, l’un des conservateurs alimentaires les plus connus, les plus efficaces et les plus largement utilisés. Produit rare et précieux depuis l’antiquité, le sel servait de monnaie d’échange pour l’achat d’esclaves. Quelques siècles plus tard, en France, la valeur du produit était telle que le roi Philippe V, appelé Largo, créa une taxe sur le sel (la gabela) pour remplir les coffres du royaume. En 1331, Philippe VI de Valois associe cette taxe à un monopole en émettant un arrêté royal stipulant que le sel ne doit être vendu que dans des ” salines royales ” (par une taxe, bien sûr)….. En 1646, cette taxe rapporte 13 millions de livres au trésor (47 millions en 1774), ce qui révèle l’importance économique de ce produit pour la couronne française (comme en témoigne la durée des peines encourues par les contrebandiers : 6 ans d’emprisonnement pour contrebande). En 1789, c’est le sel qui ajoutait de l’huile sur le feu pendant les États généraux ; la dénonciation de la gabela par l’État de la plaine serait l’élément déclencheur de la Révolution française. Bien que ce produit ait pu changer le cours de l’histoire, ses techniques de production n’ont pas beaucoup changé… Avant de le trouver sur la table, le sel a suivi un long chemin dans lequel le savoir-faire des hommes est étroitement mêlé aux éléments… Pour transformer l’eau salée de l’océan en sel cristallisé, un long processus doit être mené à bien. L’eau de l’océan est concentrée à marée haute dans les marais ou vasières. L’action simultanée de la chaleur et du vent accélère le processus d’évaporation et l’eau qui circule lorsqu’elle s’évapore se concentre progressivement dans le sel…. Les premières prises d’eau, qui remplissent les marais, ont lieu en mars ou début avril. Au bout d’un long chemin sinueux à travers l’estuaire, l’eau atteint les derniers étangs appelés “tajerías” ou “oeillets” (les plus éloignés et les plus petits). La cristallisation du sel a lieu dans ces étangs, qui, contrairement à d’autres étangs, disposent de plates-formes de collecte sur des digues pour recueillir le gros sel (les “ladures”)…. Cette dernière opération est réalisée à l’aide d’un grand râteau que nous appelons “las”… La fleur de sel apparaît de temps en temps à la surface du “tajo”.Le sel de Guérande est l’exemple du produit acclamé par les chefs qui aiment la région et ses richesses (il est canalisé, séché par l’action cumulée du soleil et du vent, préparé sans l’intervention de produits chimiques, il n’est ni transformé ni lavé, préservant ainsi toutes ses qualités naturelles).L’Association pour la promotion du sel de l’Atlantique (APROSELA) a reçu le label rouge, qui valorise à la fois le savoir-faire et la passion des paludiers…. Ce sel, extrait des salines de la côte atlantique (Guérande et Bourgneuf), se distingue par sa capacité à valoriser le goût des aliments, leur permettant de conserver leur saveur et en même temps d’être mieux appréciés.Et que dire de la fleur de sel au parfum de violette qui rehausse le goût de la viande que l’on assaisonne, la rendant tendre, savoureuse et parfumée ? et enfin, quoi de mieux qu’un bon ragoût d’agneau au sel de Guérande, un bar de mer au gros sel ou le subtil mélange de caramel sucré-salé avec du sel de Guérande.

Les asperges ?

En raison de sa culture, l’asperge doit être cultivée dans un sol très sablonneux. Dans le Maine-y-Loire, l’excellente qualité du sol sablonneux de la partie sud du Baugé permet de cultiver ce légume (symbole de l’arrivée du printemps) et surtout d’obtenir une asperge blanche, tendre et savoureuse qui vous mettra l’eau à la bouche…. Mais dans le Maine-y-y-Loire, on ne trouve pas seulement des asperges blanches, puisque depuis plusieurs années, les agriculteurs développent de plus en plus la culture de l’asperge de blé. Comme il nécessite moins de main d’œuvre, il est possible de mécaniser la collection. Il n’y a aucun doute, quelle que soit la couleur, blanche ou verte, l’asperge apporte de nombreuses vitamines et est une source de bienfaits pour l’organisme.

Rigolettes et Berlingots nantais nantais

Nantes est une terre de biscuits et de confiserie. Le sucre de canne venu des Antilles il y a longtemps a fait sa richesse. Depuis le début du XIXe siècle, les biscuits, confiseries et autres raffineurs de sucre ont prospéré. Aujourd’hui, les biscuits les plus célèbres sont devenus de véritables entrepreneurs industriels, mais ils produisent toujours dans la région nantaise. L’histoire de LU commence à Nantes en 1846 et, sous sa forme actuelle, le fameux “cookie au beurre” apparaît en 1886. La biscuiterie de Nantes a vu le jour en 1896 (les fameux “biscuits BN” ont été lancés en 1922, le “crash BN” en 1932).

Mais au-delà des biscuits, Nantes est aussi une terre de confiseurs. Dans la première catégorie des bonbons au vin, le berlingot est le plus célèbre. Il est apparu dans les années 1830. Les Rigolettes, moins connues mais aussi typiques, sont remplies de pulpe de fruits depuis 1902 et offrent des odeurs exotiques. Les deux peuvent être facilement achetés dans de belles boîtes ou en vrac dans les confiseries du centre de Nantes.
De la tradition purement sucrière, il ne reste que l’usine Béghin Say, connue sous le nom de boîte bleue sur l’île de Nantes. Mais l’emblématique et dernière raffinerie de Nantes, construite en 1935, devra bientôt fermer ses portes.

La sole de la région des Sables d’Olonne

Peu de poissons ont aussi bon goût et sont en même temps aussi sains que la sole”, cite un dictionnaire alimentaire de 1750. Apparemment, ce dictionnaire n’est pas le seul de cette opinion, puisque cette espèce locale était déjà très appréciée par les Vendéens du 16ème siècle…. “La perdrix de mer”, comme on l’appelle aussi, est un poisson plat de forme ovale qui vit dans le fond de la mer que vous pouvez découvrir aux Sables D’Olonne. Il préfère particulièrement les fonds chauds et sablonneux, deux particularités que l’on trouve à proximité du port et de la ville touristique : sa chair ferme et blanche a longtemps été une source d’enthousiasme pour les gourmets qui peuvent en profiter dans son ensemble ou en filet, appelé “meunière”, pané dans la farine.

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