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Les préparations à
l'accouchement
Dès le début de votre grossesse, des cours de préparation
à l'accouchement vous seront proposés par votre maternité.
Certes, se préparer n'est pas obligatoire mais cela est
fortement conseillé.
La préparation classique
Cette méthode est la plus répandue en France, vous la
trouverez dans la plupart des maternités. Généralement
au nombre de 7 séances, elle est remboursée par la
Sécurité Sociale. Elle a pour but de vous rassurer tant
sur les changements physiologiques que sur
l'accouchement lui-même.
La sage-femme ou le médecin de la maternité vous
expliquera les modifications de votre corps, décrira les
étapes de l'accouchement, comment se réalise la
péridurale etvous donnera également des informations sur
l'allaitement.
Au cours de ces séances, les mères (qui peuvent être
accompagnées de leur conjoint) rencontrent l'équipe
soignante. C'est un très bon moyen pour vous
familiariser avec l'environnement médical (l'équipe, les
lieux) et ainsi d'enlever les doutes, les peurs, sources
de tension et de douleur. N'hésitez surtout pas à poser
toutes les petites questions qui vous tracassent !
Ces cours ont une partie théorique mais aussi bien sûr
une partie pratique. Des exercices de relaxation, de
respiration et d'assouplissement des muscles du bassin
vous seront expliqués, que vous pourrez reproduire à la
maison avant de les pratiquer le jour J.
Les autres préparations à
l'accouchement
Aujourd'hui, outre l'apprentissage de la respiration,
les maternités proposent souvent diverses autres
méthodes mais elles ne sont pas proposées toutes
partout.
L'haptonomie
En développement constant en France, l'haptonomie
est un accompagnement à la naissance par la "science
du toucher et de l'affectivité". Elle aide les
parents à communiquer au plus tôt avec le bébé.
L'haptonomie permet d'établir ainsi, par des
contacts réguliers, un échange tactile affectif qui
sécurise à la fois l'enfant, le père et la mère. En
haptonomie la place du père est fondamentale. Il est
d'ailleurs rare que les femmes seules pratiquent
l'haptonomie tant la notion de trio est forte.
Basée sur 8 séances, à partir du 4e mois de la
grossesse l'haptonomie se pratique en couple avec un
médecin. Il n'y a pas de séance de groupe, cet
accompagnement se fait dans l'intimité du trio
fondateur. Les rencontres permettent aux parents
d'évoluer de la prise de contact jusqu' en fin de
grossesse, à l'accouchement. Car les dernières
séances sont axées sur la descente du bébé, en lui
montrant le chemin à suivre jusqu'à la sortie.
Il est possible de revenir avec le bébé après
l'accouchement, dans le but de porter l'enfant vers
une autonomie.
Centre International de Recherche et de
Développement de l'Haptonomie : Oms, 66400 (
joignez une enveloppe timbrée à votre adresse pour
recevoir la liste des praticiens ).
Le yoga
C'est une activité idéale pendant la
grossesse. Douceur, respiration et détente, rien
de tel pour attendre sereinement son bébé. Le
mot " yoga " signifiant " union ", union du
corps et de l'esprit, c'est une excellente
pratique d'écoute du corps, en accord avec cette
période de transformations.
Le principe du yoga est le soulagement. Par la
concentration et la respiration, la femme adopte
naturellement les positions qui la soulagent que
ce soit pendant la grossesse ou lors de
l'accouchement. Il s'agit d'un travail sur soi
et sur son corps, autant psychique que physique.
Fédération nationale des enseignants de
yoga, 3, rue Aubriot, 75004 Paris
Tél. 01 42 78 03 05
La
sophrologie
Il s'agit d' une technique de relaxation
apparentée à l'hypnose. Elle veut permettre
une prise de conscience de son corps et de
toutes ses transformations dans un équilibre
physique et mental. Commencée vers le 5e
mois, la sophrologie se déroule en petit
groupe. Avec l'aide du sophrologue, vous
serez plongée dans un état de relaxation
profonde. Cette situation se fait grâce aux
intonations de voix douces et monocordes
effectuées par le sophrologue. Concentrée
sur elle-même, la femme fait le vide autour
d'elle pour ne vivre que ses sensations
intérieures. Cette technique vise à
permettre le contrôle des contractions et
donc de la douleur engendrée, pour un climat
serein.
Société Française de Sophrologie, 39,
rue Garibaldi, 75015 Paris
Tél. 01 40 56 94 95
Le
chant prénatal
On dit du chant prénatal qu'il
apporte une vraie relaxation car le
chant libère les énergies. Basé sur la
respiration et la communication entre la
mère et l'enfant grâce aux vibrations
sonores, le chant prénatal est en fait
très physique et fait travailler les
abdominaux, le bassin et le périnée.
En apprenant à respirer en chantant, la
plupart des femmes enceintes retrouvent
ces réflexes de chant au moment de
l'accouchement. Par exemple, les sons
graves aident les femmes à "gérer" les
contractions utérines pendant le travail
et ainsi à diminuer la douleur. L'autre
avantage, c'est la possibilité de
continuer le chant prénatal après
l'accouchement, avec l' enfant (qui
retrouvera avec plaisir les sons et
mélodies de la période in-utero) car
c'est aussi un excellent moyen de
rééducation pour le périnée et également
d'exercer de façon correcte les
abdominaux dès après l'accouchement.
Renseignements à Paris, auprès de
Marie-Laure Potel Tel : 01 64 40 94 23
au Cannet, auprès d' Anne-Marie Sauze -
Académie de Musique Azuréenne - 85, bd
Paul Doumer - 06110 - Tel :
04 93 46 23 23
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Edito
Pédiatre ou généraliste ?
Dans un récent rapport, Danièle
Sommelet, la présidente de la Société Française
de Pédiatrie, estime qu’il est nécessaire «
d’augmenter de 20 à 30% le nombre de pédiatres
libéraux ». Avec un pédiatre pour 5300 enfants,
la France a la plus faible densité d’Europe. Avec
les 1300 départs à la retraite prévus dans les dix
prochaines années, cette contre-performance risque
de durer. Mais pourquoi cette situation pose-t-elle
problème ?
Une étude montre des différences
notables entre la prise en charge par un généraliste
et par un pédiatre avec des écarts importants en
termes de prévention et de traitements
médicamenteux.
Les enfants suivis par un pédiatre ont moins de
consultations (- 25%), moins de prescriptions en
pharmacie (- 25%), bénéficient d’une meilleure
couverture vaccinale pour le ROR (+ 7%) et
l’hépatite B (+ 31%).
Ce ne sont que quelques exemples parmi d'autres
illustrant la grande qualité de soins apportée par
les pédiatres et les économies en termes de dépenses
de santé.
Aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine et à
la vaccination, les enjeux de la santé des enfants
et des adolescents ont changé. Les enfants
concentrent, voire amplifient les conséquences liées
aux évolutions du mode de vie et/ou de
l’environnement aussi bien écologique qu’économique
et social. Ainsi, l’obésité, l’asthme, les
allergies, les épidémies (bronchiolites ou
gastro-entérites), ou encore les problèmes
psycho-affectifs sont des cas courants de
consultation. Face à ses phénomènes, les
pédiatres semblent plus armés que les généralistes
pour la prévention, l’écoute, voir l’éducation des
parents.
Source : « La France en manque de pédiatres », Le
Monde, 04/04/07.
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