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Mise en forme pré-natale
Si vous avez envie
1. d'entretenir votre bien-être
2. de préparer votre corps
3. de vous accorder quelques instants de détente,
voici une série d'exercices et de postures simples,
réalisables par toutes pendant la grossesse. Elle compose
une séance standard de mise en forme générale.
Pour cette séance-type, 20 minutes suffisent.
Il vous faut trouver un espace calme, une place
suffisante pour vous allonger au sol. Installez-vous
après avoir aéré la pièce. Evitez les lumières trop
violentes qui vous gêneraient. Si vous pouvez trouver un
rythme régulier, le matin ou le soir, ce sera mieux ;
cela vous permettra d'établir des repères dans le temps,
au moment où "tout bouge" en vous. Vous pouvez commencer
par vous asseoir en tailleur puis peu à peu passer à la
position verticale. Chaque étape est illustrée par des
exercices adaptés que vous retrouverez développés dans
le livre Bien-être et maternité du Dr de
Gasquet.
Positions en tailleur
Si debout le but est de décambrer, en position
assise, il vous faut lutter contre le tassement. Vous
verrez que ce principe a de multiples applications dans
la vie quotidienne (pour s'asseoir sur une chaise par
exemple). Commençons !
Le dos creux
Bien assise en tailleur, posez vos mains au sol
derrière le dos, près des fesses.Vous êtes sur le bout
des doigts, coudes légèrement fléchis. Penchez-vous en
avant, dos droit, le plan des épaules en avant du plan
des hanches. Sans rien changer à l'attitude et surtout
sans reculer le buste dans l'espace, expirez en creusant
le dos au maximum, en haut entre les omoplates mais
aussi sur toute la longueur de la colonne comme pour
vous cambrer.
Essayez de respirer en partant de l'expiration (et du
périnée) et en remontant le bébé.
Si vous êtes cambrée, vous créez une cassure au niveau
de la charnière lombaire et le diaphragme est poussé
vers l'avant. Il ne peut donc accomplir sa course
normale !
En position correcte
Je me sens un peu crispée, ça tire entre les
omoplates,
mais le ventre se détend parfaitement à l'inspiration !
A partir de la
position à 4 pattes
La barre de fer
A quatre pattes, essayez de visualiser votre dos
parfaitement plat. Il faut donc à la fois emboîter
les omoplates pour tirer les épaules en arrière,
effacer la "bosse" du haut du dos, tirer sur le
périnée pour basculer le bassin et éviter le creux
dans les reins. Regardez-vous dans une glace ou
faites-vous corriger. Remontez le cou pour aligner
la nuque. Imaginez maintenant que vous devez
repousser deux forces à la fois qui tentent de vous
plier en deux : une qui pousse sur vos fesses,
l'autre qui pousse sur le sommet de la tête. Si vous
laissez s'amorcer la pliure, c'est fini, vous ne
pourrez pas résister ! Repoussez donc imaginairement
ces deux forces bien en même temps aux deux
extrémités. Respirez quand même, votre ventre n'a
rien à voir avec ça ! Et maintenant voyons si vous
êtes solide et si vos reins sont bien" tenus". En
fait, si vous poussez bien sur les fesses et sur la
tête, on pourrait s'asseoir sur votre dos sans que
ça plie ; et pourtant votre ventre est relâché !
C'est la clé des positions assises prolongées, par
exemple au cinéma quand vous commencez à sentir
l'estomac qui remonte. Prenez bien appui sur vos
fesses et poussez sur la tête. Ce mouvement de la
nuque est fondamental pour libérer un peu de place
sous le diaphragme, mais si vous ne faites pas
attention, vous cambrez ; il faut donc à la fois
pousser sur les fesses et sur le sommet de la tête,
comme pour porter un poids "à l'africaine". En fait,
si on portait sur la tête, on aurait le bon réflexe.
L'étirement latéral
Cette posture est excellente pour travailler les
abdominaux obliques.
Départ à quatre pattes. Placez le genou gauchet
légèrement en avant et en dedans, étirez le bras
droit loin devant vers la gauche, comme si vous
marchiez sur un cercle et faites pivoter vos deux
jambes vers la gauche. Regardez vers vos fesses, à
gauche. Dans cette posture, respirez en forçant un
peu l'expiration. Observez.
Je me sens très étirée du côté droit…
tout le flanc, le dos ; ça respire surtout à droite
d'ailleurs.
Si vous insistez sur l'expiration, vous allez
réaliser un véritable auto-massage du côlon
ascendant, qui se trouve sur la droite de votre
ventre.
Un équivalent confortable des positions à quatre
pattes est facile à réaliser dans la vie quotidienne
en étant assise sur une chaise. Si vous vous penchez
en avant, avec un appui des avant-bras et de la tête
sur un support comme une table ou une cheminée
(quelque chose d'un peu plus haut que votre chaise),
vous obtenez un équivalent de ces étirements.
Le chat
Départ assise sur les talons, genoux écartés pour
laisser la place au bébé, les mains le plus loin
possible devant, passez à quatre pattes. Posez les
coudes à la place des poignets, passez sur le bout
des doigts comme pour planter des griffes dans le
sol, puis tirez à la fois les fesses en arrière et
les poignets au-dessus des doigts ; ainsi, vous
réalisez un véritable étirement entre deux points
qui s'éloignent l'un de l'autre.
Soyez vigilante quant aux distances ; vous devez
vous sentir tirée en arrière et ne jamais tomber en
avant. Vos reins ne sont pas du tout cassés ; ça
doit tirer entre le fond utérin et les seins mais
jamais entre le nombril et le pubis, sinon il y a
cambrure.
Sur le dos
Le placement du bassin
Placez-vous pieds posés au sol.
Il y a deux techniques possibles : soit en
éloignant le bassin des épaules, soit en
éloignant les épaules du bassin, nous allons
présenter ici la méthode la plus simple :
l'éloignement du bassin.
1 - Soulevez légèrement le bassin, prenez vos
hanches dans vos mains, faites tourner votre
bassin comme une roue, alors qu'il est soulevé :
c'est facile car il est très mobile dans cette
position. Repoussez à pleines mains vos hanches
le plus loin possible de vous et reposez
doucement le dos, vertèbre après vertèbre, en
commençant par le haut. Posez la taille,
maintenez toujours le bassin dans vos mains pour
empêcher qu'il ne rebascule dans l'autre sens.
2 - Lâchez le ventre, laissez-vous respirer
pleinement pour être sûre que vous ne vous
servez pas du tout de vos abdominaux, qu'ils
sont bien relâchés… Vous avez dû observer un
creux juste au milieu de l'estomac, une place
nouvelle entre le bébé et la poitrine.
3 - Alors doucement, relâchez les fessiers, en
maintenant le périnée le plus contracté possible
pour tenir le bassin. Sentez vos fesses s'étaler
latéralement et progressivement. Vous devez
avoir la sensation de vous déverser sur la
taille : tout le poids du corps tombe sur la
taille, le sexe reste bien vers le ciel et les
cuisses ont tendance à s'écarter… Un support
sera le bienvenu sur les côtés. Alors la
respiration est libre et la détente, la vraie,
s'installe. Vous devez chercher cette sensation
de creux sous le sternum qui signe l'étirement
des muscles grands droits abdominaux !
Variante
On peut se passer de l'aide des mains, en
plantant les talons dans le sol, orteils pointés
vers le haut, et en faisant le geste de
rapprocher les talons des fesses. Les talons
étant fixés, la contraction puissante à
l'arrière des cuisses qui fléchit plus les
genoux et attire le bassin vers les pieds et
allonge la colonne. Il faut simplement bien
maintenir le sexe vers le ciel, par un travail
des fessiers. L'avantage de cette variante,
lorsqu'on la maîtrise bien, est la rapidité du
geste.
Quelle que soit la technique que vous choisirez,
il faudra toujours ré-étirer votre dos et vous
assurer que le ventre est détendu.
Sur le
côté
La posture d'ouverture
Sur le côté, jambe au sol fléchie, prenez le
pied à la main, poussez le genou vers
l'extérieur et ramenez le talon vers vous…
Le bassin bascule automatiquement, c'est
magique !
ça travaille bien les fessiers et ce n'est
pas fatigant !
La position de détente
La nuque est soutenue par le bras ou par un
coussin dans le prolongement de la colonne
dorsale. Repliez la jambe de dessus, genoux
bien remontés vers la poitrine de façon à ce
que l'angle buste/cuisse soit inférieur à
90 degrés.
Ce n'est pas confortable pour le ventre,
j'ai l'impression de comprimer le bébé !
C'est pourquoi il vous faut un coussin pour
remonter et soutenir la cuisse !
Le coussin Corpomed
est tout à fait merveilleux dans cette
position. Le jour J, emportez-le en salle de
naissance ou trouvez des solutions de
remplacement avec les étriers, par exemple
en posant le mollet dans la jambière.
Au
sol
Avec la chaise
C'est très simple et vraiment une
posture de choix !
Allongée sur le dos, les jambes sur une
chaise, fesses légèrement sous le siège,
laissez-vous reposer. La respiration
abdominale permettra de donner de la
place au bébé. Il en profitera
certainement pour bouger.
Travaillez les épaules en faisant des
variantes : portez les bras tendus en
arrière, l'un après l'autre, en gardant
les poignets fléchis ou joignez les
paumes des mains en prière et posez les
coudes au sol sans desserrer les mains.
Puis restez en détente, bras au-dessus
de la tête, coudes dans les mains.
N'oubliez pas la contre-posture : un
bras au sol, perpendiculaire au corps,
l'autre levé, en faisant glisser
l'omoplate vers le haut, puis les deux
mains dos à dos, vers le plafond.
Position debout
L'équilibre, yeux
clos
En position debout, la cambrure est
très fréquente. Bien sûr, le poid du
ventre accentue cette tendance.
Plusieurs attitudes de compensation
se rencontrent. En particulier les
femmes enceintes reculent les
épaules par rapport aux hanches et
contractent le haut du dos. La
contraction des abdominaux est
également une tentative de
compensation, mais cela provoque un
tassement qui bloque la respiration.
Donc, comme toujours, il faut
"étirer". L'exercice suivant n'est
pas fatigant, vous pouvez le faire
très souvent dans la journée.
Debout, bassin bien en place, posez
la pointe du pied droit sur le dos
du pied gauche.
C'est tout à fait étonnant !
Quand le déséquilibre me met sur le
bord interne, je ne peux plus
rattraper.
Si j'arrive à empêcher ce passage,
ça oscille, mais ça tient. J'ai
l'impression de n'avoir jamais
autant senti ma voûte plantaire.
C'est assez agréable, ça chauffe,
mais en "allégeant "mes jambes.
Jusque-là pas de problème.
Maintenant fermez les yeux…
C'est terrible, je ne tiens pas
vingt secondes,
c'est incroyable ce que ça change !
Les yeux sont des organes qui
contribuent à l'équilibre, comme les
oreilles. Reprenez l'exercice,
concentrez-vous sur les voûtes
plantaires, c'est le moment où
jamais de sentir avec vos pieds…
J'ai l'impression qu'il y a une
foule d'articulations différentes,
très fines. C'est très subtil. C'est
un mouvement incessant, jusqu'à
l'échec.
C'est là qu'on prend conscience de
la complexité de cette organisation
qui nous permet d'être bipède !
Essayez de bien ancrer le gros
orteil dans le sol puis de réaliser
une "rotation externe des fémurs",
le poids du corps va venir sur le
bord externe du pied, la voûte va se
marquer. A chaque fois que les
oscillations vous renverront sur le
bord interne, servez-vous de votre
gros orteil comme d'une butée.
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Edito
Pédiatre ou généraliste ?
Dans un récent rapport, Danièle
Sommelet, la présidente de la Société Française
de Pédiatrie, estime qu’il est nécessaire «
d’augmenter de 20 à 30% le nombre de pédiatres
libéraux ». Avec un pédiatre pour 5300 enfants,
la France a la plus faible densité d’Europe. Avec
les 1300 départs à la retraite prévus dans les dix
prochaines années, cette contre-performance risque
de durer. Mais pourquoi cette situation pose-t-elle
problème ?
Une étude montre des différences
notables entre la prise en charge par un généraliste
et par un pédiatre avec des écarts importants en
termes de prévention et de traitements
médicamenteux.
Les enfants suivis par un pédiatre ont moins de
consultations (- 25%), moins de prescriptions en
pharmacie (- 25%), bénéficient d’une meilleure
couverture vaccinale pour le ROR (+ 7%) et
l’hépatite B (+ 31%).
Ce ne sont que quelques exemples parmi d'autres
illustrant la grande qualité de soins apportée par
les pédiatres et les économies en termes de dépenses
de santé.
Aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine et à
la vaccination, les enjeux de la santé des enfants
et des adolescents ont changé. Les enfants
concentrent, voire amplifient les conséquences liées
aux évolutions du mode de vie et/ou de
l’environnement aussi bien écologique qu’économique
et social. Ainsi, l’obésité, l’asthme, les
allergies, les épidémies (bronchiolites ou
gastro-entérites), ou encore les problèmes
psycho-affectifs sont des cas courants de
consultation. Face à ses phénomènes, les
pédiatres semblent plus armés que les généralistes
pour la prévention, l’écoute, voir l’éducation des
parents.
Source : « La France en manque de pédiatres », Le
Monde, 04/04/07.
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